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Ceci n‘est pas un vêtement, mais qu‘est ce?
Qu‘est ce que je peux mettre? sais pas quoi être.

Parce qu‘aujourd‘hui l‘habit ne fait pas la toile unique de notre propos,
Mais rend l‘espace á nos intentions singulières,
á nos êtres multiples qui se chargent en nous;
voici venu l‘habit quotidien, comme le courant de l‘art, le cour de la rue,
spéculation de l‘identification.
La tenue se moque de l‘uniforme, tout se paraît de l‘humeur polymorphe,
La coquetterie d‘un jour
qu‘on ne veut plus anodin,
Le chromogène d‘une lumière qu‘on décide de braquer dans la foule.

Le tee-shirt s‘endosse ainsi comme une typographie dermique, vesti-élémentaire,
Une topographie du corps, á posée sur le plexus solaire exactement,
Vue suggérée dans la mouvance de notre art et la manière d‘être porteur:
l‘expressionnisme de l‘âme et son état de corps.

Le tee-shirt touchant, déplié de la pile que nous choisissons pour sa conception,
sa futilité, sa transgression pratique, est une tendance voulue pour chacun d‘entre nous,
notre emblème de la révolution d‘une journée, prêt á porter de notre signification.

Une facette tissée dans l‘imprimé,
qui produite dans notre évolution laisse sa marque d‘originalité ajustée,
quoique informelle dans le croisement manufacturé des existences comme autant de confection diversifiés.

Dans l‘entrelacs de l‘évènementiel que tout un chacun fabrique,
microbe et terreur se sont suggérés l‘un l‘autre de mettre sous impression textile,
l‘effet ; cet accoutrement qui nous suit.
Cela n‘est ni art ni propagande, cela a le port sobre d‘une encolure,
et l‘esquisse d‘une paire de manches.
C‘est la maille d‘un mode de vie,
le fourreau de tissu qui rit de l‘accroc.

Le tee shirt n‘est pas préciosité, mais il y en a qui s‘ajustent á nous comme nous ne pouvions l‘immaginer,
de lá á s‘y glisser comme dans un présent attractif, un parement que nous avons décidé d‘adopter sans protocole.

L‘effet raccourci de notre communication spontané entre le bien être et la fantaisie.

Frédéric Genée