|
" J'ai
la vertu des langues immortelles.
Je vis en filigrane du rêve interdit.
Je vous apporte, prêtres d'Amon, le sang de notre renaissance.
La mémoire d'Egypte est dans mon âme bantoue!
Ô temps, mes mythes voguent dans tes vestiges!
Dans ma santifiction les révélations sont pactes, les paroles
empreintes des dieux.
Ô timidité de la mort, souffle errant dans les racines de
l'éternité!
L'espace mène mes antiquités vers les rives lointaines du
Nil.
Le chemin des ancêtres est mon miroir.
Mon corps qui tempête dans les siècles est pulsation des
sources sacrées
Et respiration des jours promis à l'humanité.
|